Femme enceinte inquiète

C’est souvent dans ces termes que nous posons cette question et pourtant je me demande si elle ne devrait pas se poser autrement : J’ai peur d’accoucher : que dois-je éviter de faire ?

C’est difficile de savoir ce qu’une personne peut faire ou non. Et le processus de choix est un processus de maturité chez tout être humain.

Aussi, peut-être est-il possible déjà de se poser des questions qui vont nous mener à choisir en conscience.

 

Identifier ses peurs

De quoi avons-nous peur exactement ? Pour chacune d’entre nous, les peurs sont différentes et sont souvent liées à l’éducation reçue, aux peurs transmises ou à des représentations issues de la collectivité (films, inconscient collectif…). En définissant les peurs que vous avez et en cherchant d’où elles viennent, vous y verrez déjà plus clair.

Il existe des peurs réelles, liée à la survie et des peurs inutiles, liées à une recherche de reconnaissance, au rôle que l’on joue socialement : fille parfaite, mère parfaite, épouse parfaite, employée du mois (!), rebelle absolue, femme qui accepte trop, femme forte qui porte tout et tout le monde et il en existe encore beaucoup.

Sont-ce des peurs qui nous appartiennent ou sont-elles celles de notre entourage ? De nombreuses personnes peuvent parfois vouloir nous prévenir lorsque nous sommes enceinte et nous aider à ce pas vivre ce qu’elles ont mal vécu. Cela part d’une si belle intention et pourtant cela génère aussi des peurs nouvelles qui nous mettent en lien avec des situations que nous n’imaginions même pas ! Néanmoins, les mêmes causes ne produisent pas les mêmes effets chez tout le monde et chaque femme. Chaque corps, chaque bébé réagit à sa mesure, à sa manière. L’histoire de l’une ne sera pas l’histoire de l’autre.

Qu’est-ce qui résonne en moi ? Qu’est-ce que je sens juste pour moi ? En quoi, en qui ai-je confiance ?

Notre peur d’accoucher est-elle un lien avec des craintes irrationnelles ou est-elle liée à votre survie, celle de votre bébé etc. ?

S’il est possible de détricoter les peurs qui ont été construites (mais pas forcément facile), il est difficile de dire à son corps qu’il n’y a aucun risque lorsqu’il y en a vraiment. C’est là qu’intervient le système médical. En choisissant un personnel médical bienveillant avec nous, le papa et le bébé, nous pouvons nous concentrer sur notre bulle.

Votre grossesse se passe-t-elle bien ? Si oui, et que tous les voyants sont au vert au niveau médical, alors c’est déjà une belle raison de nous réjouir ! Et de tout cœur, j’en suis très heureuse pour vous !

Le travail de détricotage sera en lien avec notre âme et notre esprit qu’il va falloir apaiser un autre type de peurs qui ne nous appartiennent peut-être pas.

En effet, il est fréquent de porter des peurs liées à des vécus familiaux anciens (voir le livre d’Ariane Seccia, sage-femme : Naissance Libre : les peurs de la grossesse et de l’accouchement, qui a réalisé un travail intéressant dans la prise de conscience de mémoires familiales parfois très profondes. Elle a également conçu une formation pour les sage-femmes). La prise de conscience et le travail sur soi sont une porte d’entrée vers ce processus de libération intérieure.

LE VOYAGE EST PLUS IMPORTANT QUE LA DESTINATION

S’il est un domaine où c’est vrai, c’est bien celui de la gestion des émotions. Si le travail est fait trop vite, en hypnose par exemple, c’est le but qui est visé pas le chemin. La grossesse est un voyage et le but sera la naissance. Quoiqu’il arrive l’enfant naîtra et vous aussi !

Vous naîtrez à vous-même en une première naissance dans un premier temps et la vie vous en offrira probablement bien d’autres ! C’est la bonne nouvelle !

 

Lâcher prise

Ensuite, on peut aussi se poser la question suivante :

Quelle prise ai-je sur mon accouchement ?

Naturellement, il est utile de se préparer. On sécurise le matériel, et tout ce sur quoi on a une prise, dans un premier temps. Puis, lorsqu’on s’aperçoit que l’on ne peut plus rien ajouter, on peut s’en remettre à la vie, à l’Univers, à Dieu…

Nous n’avons pas la possibilité de tout contrôler, et lorsque le lâcher prise est autorisé, la peur cède, et lorsque la peur cède, la confiance peut naître. Il ne s’agit pas d’une confiance aveugle, un peu mystique, inconsciente, mais bien d’une sagesse intérieure qui nous guide si on l’écoute.

Si vous êtes croyante, le processus ne vous est peut-être pas inconnu. Si vous ne l’êtes pas, la Nature est notre meilleure aide lorsque nous accouchons. La chatte a confiance lorsqu’elle sent les signe annonciateur de sa mise-bas et elle ronronne : « Mes petits arrivent… »

Devenir eau soi-même

Le processus d’accouchement est comme une rivière qui avance. On sait que la visualisation permet d’agir sur certaines parties de notre corps que nous ne sentons pas forcément. L’image de la rivière va nous aider à détendre notre corps en profondeur. Ne dit-on pas des contractions qu’elles sont des vagues ?

Lors de mes trois accouchements à la maison, j’ai pu aborder en conscience et pendant des heures la question des douleurs de l’accouchement. Un accouchement très rapide n’est pas forcément un objectif, si on accueille la douleur sereinement, on peut s’apercevoir que les contractions peuvent s’avérer tout à fait supportables.

A ceci près qu’il est important de ne pas lutter contre elles. Une rivière qui avance car elle est remplie d’eau, de vie, et qu’elle gonfle, ne peut pas être arrêtée. Parfois, on peut avoir peur et essayer de lui barrer la route en la repoussant.  Et si nous devenions eau nous-mêmes ? En nous détendant et en expirant au point de devenir une flaque d’eau qui dégouline de l’endroit où nous sommes. Nous pouvons nous mêler à cette eau qui avance, entrer dans son lit et devenir le processus d’accouchement nous-mêmes.

Si nous avons mal pendant la grossesse (souvent signe qu’il est temps de se reposer), relaxons-nous, cela réduit considérablement les douleurs mais il vaut mieux garder l’exercice de la flaque d’eau pour le dernier mois de grossesse. N’hésitez pas à en parler à votre professionnel de santé pour savoir si l’exercice convient bien à votre situation médicale.

En étant eau nous-mêmes, nous n’oublions pas notre bébé et nous restons toujours connectée à lui, nous lui parlons, le rassurons et nous lui disons que nous avons hâte de lui montrer les beautés du monde !

Nous allons l’inonder de notre amour et nous inonder d’amour, de détente et de confiance…le reste appartient à l’Univers…

 

L’accouchement naturel ne vient pas toujours naturellement aux femmes.

Nous avons besoin d’un travail de conscience pour que les portes s’ouvrent…

si vous le souhaitez, vous pouvez être accompagnée vers ce processus:

Formation holistique à la naissance naturelle.

Le premier RDV (réel, visioconférence ou téléphone) est gratuit !

Pour prendre RDV: 07 68 69 39 67 ou bienvenue arobase naissance-naturelle point com